Du cinéma documentairepour l’amour des droits et libertés

1er, 2 et 3 mai 2026

LA FONDATION ALTER-CINÉ VOUS INVITE À
3 JOURS DE PROJECTIONS : 9 FILMS DOCUMENTAIRES

À l’occasion de son 25e anniversaire, la Fondation Alter-Ciné vous convie chaleureusement à la projection de neuf documentaires qu’elle a soutenus par son programme de bourses. Une occasion unique de connaître le travail de jeunes cinéastes du Sud global qui illustrent, par leurs films percutants, l’importance de défendre les droits et libertés. Huit de ces films ont été réalisés par des femmes cinéastes, et sept sont des primeurs au Québec.

ARRQ – 5154 SAINT-HUBERT, Montréal, 2e étage (métro Laurier)
Entrée libre (contribution volontaire)

La Fondation Alter-Ciné a été créée à la mémoire du cinéaste canadien Yvan Patry, décédé le 14 octobre 1999. Documentariste et cofondateur de la maison de production Alter-Ciné, Yvan Patry a réalisé plusieurs documentaires et reportages en Afrique, en Amérique latine et en Asie.

Depuis 2001, la Fondation Alter-Ciné, c’est

2200

Projets soumis

80

Bourses accordées

90

Total des lauréats

40

Femmes lauréates

« Des documentaires pour secouer l’indifférence »

Chaque année, la Fondation accorde des bourses de 10,000$ et de 5,000$ à des cinéastes comme contribution à la réalisation d’un projet de long métrage documentaire.

DEUX BOURSES SUPPLÉMENTAIRES EN 2026!

Cette année, la Fondation Alter-Ciné sera en mesure d’octroyer deux bourses supplémentaires, une de 10 000 $ CA et une autre de 5 000 $ CA, à la mémoire de Monsieur Gian-Battista Bacchetta, décédé en 2015. Cinéphile passionné, il s’est aussi engagé pendant 25 ans dans un travail humanitaire dédié aux victimes des conflits armés. Son épouse Danielle Coquoz, qui a partagé son parcours de vie, souhaite honorer sa mémoire à travers un soutien à la Fondation Alter-Ciné. Gianni Bacchetta croyait au cinéma documentaire comme vecteur de sensibilisation aux tragédies qui déchirent notre monde et sont trop souvent ignorées par les médias.

Lauréat.e.s 2025

Témoignages

À la Fondation Alter Ciné, nous avons rencontré non seulement l’honnêteté et l’efficacité, mais aussi le sens du mot « compañero »: cela signifie que dans le pire de la tourmente, tout comme à la fin d’une bonne récolte, nous n’étions jamais seuls. La Fondation nous a permis de construire, de dénoncer, de lutter pour la dignité de notre peuple, d’être à la fois être humain, caméra, idée, et ouvrier du cinéma.
– Ernesto Ardito

La bourse de la Fondation Alter‑Ciné nous a donné une liberté artistique et une indépendance idéologique vitales pour réaliser notre projet. Cette bourse nous a permis d’acheter notre propre équipement de montage et de pouvoir consacrer une année entière à la post-production du film, ce qui aurait été impensable dans l’industrie cinématographique
– Virna Molina

Ernesto Carlos Ardito
Ernesto Ardito et Virna Molina Co-réalisateurs du film « Raymundo »

Les cinéastes documentaristes travaillant dans des pays en développement se retrouvent souvent face à un dilemme: tant d’histoires qui exigent d’être dites, et un manque de ressources financières pour les raconter comme elles le méritent. Quand j’ai visité Hamburg, un petit village du Cap oriental sur les rives du fleuve Keiskamma, la première fois en 2004, je savais que je ferais un film sur cet endroit inspirant. Je voulais pouvoir investir mon temps, filmer sur une période d’une ou deux années. En 2005, j’ai commencé le tournage de « Keiskamma » avant même d’avoir trouvé le financement. Comme nous disposions de notre propre caméra, c’était possible de filmer, quoique les voyages de Cape Town à Hamburg (2 heures par avion, 12 par la route) étaient onéreux.

J’étais à Hamburg en train de filmer des scènes centrales du film quand j’ai appris que j’avais remporté la bourse de la Fondation Alter Ciné. Cette bonne nouvelle ne pouvait arriver à un meilleur moment! Non seulement cela nous a aidés financièrement, mais aussi émotivement! C’était un grand honneur et un vote de confiance dans l’histoire de « Keiskamma » qu’une Fondation canadienne décide de nous appuyer. Cela nous a remonté le moral et fourni l’encouragement dont nous avions besoin à un moment difficile de la production. Cela a toujours été un plaisir de communiquer avec la Fondation Alter Ciné dont le soutien et l’encouragement ont été constants au cours des deux dernières années. Nous espérons et nous sommes confiants que la Fondation Alter Ciné continuera d’appuyer les cinéastes de pays en développement qui racontent, souvent en dehors des sentiers battus, des histoires de personnes qui n’ont aucune voix dans l’univers des média!

Miki Redelinghuys
Miki Redelinghuys Réalisatrice de « Keiskamma, une histoire d'amour »

Il y a quelques années, j’errais dans les rues de mon quartier Santo Domingo Savio à Medellin en Colombie, rempli de jeunesse sans avenir, exclue, discriminée par la pauvreté. Neuf ans plus tard, je suis ému de voir que la vie m’a permis de prendre une caméra dans mes mains plutôt qu’un fusil. Et je remercie la Fondation Alter Ciné de m’avoir offert la chance de réaliser un documentaire dans un pays où faire du cinéma signifie prendre des risques, parfois même celui de mourir. Avec la bourse de la Fondation Alter Ciné, j’ai pu réaliser « Bajo todos los fuegos », une histoire qui reflète l’espoir face à une guerre absurde et silencieuse, un espoir incarné par des jeunes auxquels je me suis identifié. Aujourd’hui plus que jamais, je souhaiterais qu’il existe 10 000 fondations comme la Fondation Alter Ciné à travers le monde, pour pouvoir réaliser mes documentaires et vivre réellement, pouvoir prendre la parole, raconter au monde ma réalité, différente et particulière comme celle de tout être humain, et surtout distincte de celle que les agences de nouvelles nous donnent à voir. »

Hemel Atehortua
Hemel Atehortua Réalisateur du film « Bajo todos los fuegos »

On ne trouve pas facilement des financements pour le documentaire, qui est considéré à tort comme un genre mineur. Or le documentaire réclame autant d’investissement que la fiction. La réalisation de ce film a été longue et difficile. Il a fallu un repérage de trois semaines, deux périodes de tournage et de montage, chacune de deux mois. La bourse de la Fondation Alter‑ Ciné nous a aidé à financer la deuxième période de montage et à obtenir ainsi le résultat que nous avons atteint : le documentaire « Le monologue de la muette ».

Khady Sylla
Khady Sylla Réalisatrice du film « Le monologue de la muette »